LiDAR ou photogrammétrie pour les mines
La photogrammétrie reconstruit la géométrie à partir de photographies qui se recouvrent ; le LiDAR la mesure directement avec la lumière. Les deux produisent un nuage de points, et ils échouent à des endroits différents : la photogrammétrie là où il n'y a ni texture, ni lumière, ni GPS ; le LiDAR presque nulle part où un scanner peut être emmené.
Sur une fosse ouverte, éclairée et texturée, les deux fonctionnent. Sur le front raide à l'ombre, la roche sombre, la plage de stériles et tout le souterrain, un seul fonctionne.
LiDAR ou photogrammétrie pour le relevé minier ?
Le LiDAR partout où les conditions sont dures — fronts raides, roche sombre, sans lumière, sans GPS, tout le souterrain ; la photogrammétrie pour couvrir vite une fosse éclairée et texturée.
Comment ils se comparent
Les critères sont ce dont la mine a besoin, pas ce qu'une caméra ou un laser peut faire en principe.
| LiDAR (Artec Jet / Ray II)Distance mesurée directement au laser, depuis un trépied ou en mouvement. | Photogrammétrie par droneGéométrie reconstruite à partir de photographies qui se recouvrent. | |
|---|---|---|
| Comment la géométrie est obtenue | Mesurée : chaque point est un retour laser chronométré | Reconstruite : des points d'image appariés puis triangulés |
| Précision | 1,9 mm à 10 m sur trépied ; ±10–15 mm en mouvement ; indiquée par distance | Dépend du GSD, du recouvrement, du contrôle et de la texture ; varie à travers le modèle |
| Fronts raides, ombragés ou sans texture | Sans effet — ni texture ni lumière requises ; la paroi est mesurée | Le plus faible ici — ombre, roche nue et répétition cassent l'appariement |
| Obscurité et souterrain | Fonctionne dans l'obscurité totale et sans GPS, par SLAM | A besoin de lumière pour photographier et de GPS pour voler ; s'arrête au portail |
| Vitesse de couverture en surface | Stations sur trépied de moins de deux minutes ; couverture en véhicule ou par drone à ±15 mm | Rapide : toute une fosse en un vol, de jour |
| Traitement | Recaler, géoréférencer, nettoyer, exporter — des heures, et l'erreur est connue | Des heures à des jours de calcul ; la précision varie et se vérifie au contrôle |
| À choisir quand | À choisir pour les parois, le souterrain, les terrains sombres ou sans texture, et tout chiffre qui doit être défendu. | À choisir pour une couverture rapide en surface d'une fosse éclairée et texturée, là où elle est déjà en usage. |
Beaucoup d'exploitations survolent la fosse en photogrammétrie pour la vue d'ensemble et scannent les parois, l'usine et tout le souterrain. Le scan est la référence contre laquelle la photogrammétrie est vérifiée.
Pourquoi tout se décide sur la paroi de fosse
La photogrammétrie est un problème d'appariement : le logiciel retrouve le même détail dans de nombreuses photographies et le triangule. Cela fonctionne bien sur un terrain bien éclairé, texturé et varié — un sommet de verse, une piste de roulage, un parc à stocks de jour. Cela fonctionne mal là où l'appariement échoue : un front raide à l'ombre, une roche nue sombre peu texturée, des surfaces mouillées, des motifs répétitifs, et partout où la caméra ne voit pas. Ce sont les parois de fosse, la paroi dans l'ombre du matin et le front d'un tir frais — les surfaces qui importent le plus aux équipes géotechnique et études. Un scanner LiDAR n'apparie rien ; il mesure directement la distance à la paroi, à 1,9 mm à 10 m depuis un trépied, à l'ombre ou dans le noir, et la précision est la même sur la roche nue que sur n'importe quoi d'autre.
Sous terre, la comparaison s'arrête : il n'y a ni lumière pour photographier ni GPS pour voler, et la photogrammétrie s'arrête au portail. Là où la photogrammétrie garde sa place, c'est la fosse ouverte et éclairée. Un vol de drone couvre tout le site en une heure avec un équipement que la mine possède déjà, et pour une vue d'ensemble hebdomadaire du fond de fosse, des verses et des pistes, c'est difficile à battre. L'organisation honnête est celle que beaucoup de sites pratiquent : survoler pour la vue d'ensemble, scanner les parois et l'usine, relever tout le souterrain au LiDAR, et traiter le scan comme la référence contre laquelle la photogrammétrie est vérifiée.
Les chiffres derrière le verdict
Voyez une paroi à l'ombre mesurée depuis un trépied à 40 m là où le modèle photogrammétrique s'est dégradé, et les deux superposés — demandez une démo pour votre responsable topographie.
Demander une démoCe que l'on demande au moment de choisir
Peut-on garder notre drone de photogrammétrie ?
Oui, et la plupart des sites le font. Survolez la fosse avec lui pour la vue d'ensemble ; scannez les parois, l'usine et le souterrain au LiDAR, et utilisez le scan comme référence pour vérifier le modèle photogrammétrique sur les fronts.
La précision de la photogrammétrie est-elle vraiment moins bonne ?
Elle est moins prévisible. Sur un bon terrain avec un bon contrôle, elle peut être très bonne ; sur un front à l'ombre elle se dégrade et le modèle ne vous dit pas de combien. La précision LiDAR est un chiffre déclaré à une distance déclarée, le même sur toute surface.
Le LiDAR fonctionne-t-il dans la poussière et la pluie ?
Poussière dense en suspension et pluie dégradent toute méthode optique, LiDAR compris ; le scan est programmé dans une fenêtre dégagée, ce qu'une station de deux minutes rend facile. Obscurité, ombre et absence de texture — les vrais problèmes de la photogrammétrie — ne l'affectent pas du tout.
Le LiDAR peut-il aussi voler ?
Oui — Jet se monte sur un drone et, contrairement à un drone caméra, navigue par SLAM sans GPS et dans le noir, en planifiant sa propre trajectoire et en évitant des fils aussi fins que 2 mm. C'est ainsi qu'il survole un chantier ; en surface il couvre verses et fosses à ±15 mm.
Autres comparaisons

Dites-nous comment vous cartographiez la fosse aujourd'hui
Décrivez ce qui est survolé, à quelle fréquence et où le modèle vous fait défaut. Un spécialiste minier vous indiquera où le LiDAR prendrait le relais et comment les deux travailleraient ensemble.